Des étudiants Banyamulenge attirent l’attention des autorités sur le calvaire des femmes de Fizi-Uvira-Mwenga

Manifestation des femmes de Minembwe

La Journée mondiale de la Femme c’est le lundi 8 mars. À la veille de la célébration de cette journée; « Humura », une mutualité regroupant les étudiants ressortissants de la Communauté Banyamulenge au Sud-Kivu; attire l’attention des autorités du pays et la communauté internationale; sur la situation que traversent les femmes des hauts plateaux de Fizi-Uvira et Mwenga dans la province congolaise du Sud-Kivu dont Bukavu est le chef-lieu.

Dans une interview accordée ce samedi 6 mars 2021 à Laprunellerdc.info, un journal en ligne basé à Bukavu, Niyongabo Laurent; Président de cette mutualité, dit vouloir interpeller les autorités sur les difficultés que connaissent ces femmes; qui du jour au lendemain sont violées et subissent des exactions de la part des groupes armés actifs dans la zone.

Pour lui, ça fait plus de 4 ans que la femme des Hauts plateaux de Fizi-Uvira et Mwenga ne célèbre pas cette journée; qui pourtant lui est dédiée. Il renseigne qu’actuellement la femme de Bijombo, Mikenge, Minembwe et autres villages de la zone ne sait plus faire le champ;  l’église, le marché,  moins encore exercer une activité génératrice des revenus; des suites de l’activisme des groupes armés.

« Nous sommes là pour interpeler toutes les autorités congolaises et aussi la communauté internationale; mais aussi le prix  Nobel de la paix Denis Mukwege, concernant la situation qui se passe  là chez nous. A l’occasion de cette fête du 8 mars qui aura lieu bientôt, nous voulons interpeler ces autorités qu’ils doivent aussi prendre leurs responsabilités en mains; car dans les hauts plateaux de Minembwe à Fizi, à Mwenga et à Uvira, les femmes ne fêtent plus le 8 mars. Il y a au moins 4 ans qu’elles n’ont pas fêté cette belle journée comme il faut. Ces femmes n’ont plus la possibilité d’exercer leurs métiers comme il faut, elles n’ont plus l’entière liberté, » regrette Niyongabo Laurent.

Celui-ci lance un message vibrant à quiconque a une parcelle d’autorité d’intervenir en faveur de ces femmes « qui sont abandonnées à leur triste sort »; et qui savent pas fêter aujourd’hui cette journée leur dédiée comme ça se fait pour les femmes d’autres milieux en sécurité.

Le Président des étudiants Banyamulenge invite le docteur Denis Mukwege à continuer de porter haut la voix de ces femmes; pour que le monde entier s’intéresse à leur souffrance.

«Je voudrais qu’il fasse quelque chose, parce qu’il a une parole d’autorité dans ce monde entier. Comme il est aussi natif du Sud-Kivu, il doit quand même faire quelque chose pour ces femmes parce qu’il les a toujours aidées. Je sais bien qu’il va continuer à combattre pour elles car c’est une grande personnalité; qui peut influencer le monde pour que ces femmes puissent aussi sortir de cette situation méprisante, qu’elles traversent au 21énième siècle, » a-t-insisté.

A travers cette journée, Niyongabo Laurent dit également vouloir que autorités congolaises sachent qu’elles doivent aussi une fois de plus prendre conscience de leurs responsabilités; restaurer l’unité, la sécurité et la paix dans les hauts plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira ; afin que ces femmes aient les mêmes droits que d’autres femmes de la RDC. (Fin)

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