Dix personnes arrêtées après une catastrophe minière illégale dans le sud du Rwanda

Les autorités rwandaises ont arrêté 10 personnes qui seraient liées à une catastrophe minière illégale qui, depuis la semaine dernière, a piégé six mineurs artisanaux dans le district de Huye, dans la province du Sud.

Il s’agit de personnes, dont un soldat à la retraite et des dirigeants locaux, soupçonnés de se livrer à des activités minières illégales, d’homicide involontaire et d’abus de leurs pouvoirs légaux à des fins personnelles, a déclaré le porte-parole du Bureau d’enquête du Rwanda, Thierry Murangira, aux journalistes dans la capitale Kigali.

Il a déclaré que les enquêtes préliminaires indiquent que les activités minières illégales ont commencé en 2019 et n’ont été révélées que lorsque la mine s’est effondrée le 19 avril, piégeant environ six personnes.

On soupçonne que ces individus sont toujours piégés sous les décombres de la mine effondrée, selon Murangira, ajoutant que la recherche des mineurs piégés est toujours en cours.

Le type de minéraux exploités sur le site n’a pas encore été identifié. Selon les habitants, le tunnel minier effondré aurait entre 60 et 80 mètres de profondeur.

Selon un récent rapport de l’Office rwandais des mines, petrole et gaz(RMB, Rwanda Mines, Petroleum and Gas Board), les accidents miniers ont fait au moins 429 morts et 272 blessés en cinq ans. Le rapport montre en outre que 337 accidents miniers ont été enregistrés de juillet 2018 à 2022.

Le rapport indique que sur les 337 accidents miniers, 252 se sont produits dans des mines appartenant à des entreprises qui opéraient légalement, tandis que 85 accidents se sont produits dans des sites appartenant à des entreprises qui opéraient illégalement.  Actuellement, 109 zones d’activités minières illégales à travers le pays ont été identifiées.

Le Rwanda vise à générer 1,5 milliard de dollars de revenus annuels à partir des exportations de minerais d’ici 2024. (Fin)