«La BNR a subi 350 mille tentatives d’attaques de cybercriminalité en 2017» -J.Rwangombwa

Tuesday, 06 March 2018 19:26 by RNA Reporter
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Kigali: La Banque Nationale du Rwanda (BNR) a subi 350 mille tentatives d’attaques de cybercriminalité en 2017, mais seulement 150 mille attaques étaient importantes. Seulement aucune attaque n’a pu atteindre le système de la BNR, selon le Gouverneur de la BNR John Rwangombwa.

«Nous avons continué à renforcer notre système de défense, et nos fonds n’ont pas pu être touchés. La BNR a même été certifiée ISO. Des inquiétudes demeurent. Mais des stratégies ont été suffisamment prises», a-t-il indiqué.

Il a tenu ces propos alors que la BNR présentait et avant-midi l’état de la politique monétaire et de la stabilité financière.

A ce propos le Gouverneur Rwangombwa a noté qu’au cours des deux premiers trimestres de 2017, l’économie du Rwanda a connu une hausse dans différents secteurs grâce à la croissance agricole. D’autres parties du pays jusqu’aux banques ont connu cette hausse, même du crédit.

Au troisième trimestre 2017, la croissance s’est poursuivie jusqu’à 8 %.

«Les chiffres émanant du Service des Statistiques nous diront comme s’est présenté le 4ème trimètre de 2017. Il y a espoir que la vitesse sera de 5,7 % conformément aux prévisions du Gouvernement. La monnaie rwandaise n’a pas subi d’inflation parce que la situation économique était bonne. Surtout que l’Agriculture qui contribue pour 30 % à  33 % du GDP a un impact sur les services, les industries et le commerce. Les produits issus de l’agrobusiness commercialisés exercent un impact bénéfique sur les investissements», a-t-il ajouté.

Le problème est que notre agriculture n’est pas encore professionnelle et qu’elle dépend des pluies, toujours selon le Gouverneur de la BNR. Il faut plus de progrès en technologies pour irriguer et avoir une agriculture professionnelle. A ce niveau les banques seront impliquées et investiront en guise d’appui.

Le Gouverneur Rwangombwa a expliqué aussi que les frais d’assurances ont été revus à la hausse dans le but d’éviter les pertes qu’ont subies les sociétés rwandaises d’assurances ces dernières années.

«Depuis 2010, 2012, le prix d’assurances en place n’ont pas répondu aux risques. On dédommageait les victimes certes. Mais ce qu’on donnait était inférieur par rapport aux prix en place. Il a été nécessaire de revoir cette année ces prix et de les harmoniser avec les risques. C’était une condition d’éviter que les sociétés d’assurances ne tombent dans la faillite et le renvoi du personnel», a-t-il noté. (Fin)