Bâtir un pays sûr pour tous (Edito)

Wednesday, 27 October 2010 14:40 by Redaction
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GLH 535 : Le devoir de bâtir un pays viable pour chaque Rwandais, pour tous les Rwandais, tel est le serment que prête chaque Chef d’Etat le jour de son investiture.

Le candidat du FPR, Paul Kagame, l’a souligné lors de la publication des résultats provisoires du scrutin présidentiel du 09 août 2010. « La victoire du FPR et de son candidat à ces élections présidentielles de 2010 est la victoire de chaque Rwandais », a-t-il déclaré.

Et l’on ajoute naturellement : « y compris les candidats perdants qui ont concouru et l’opposition politique dont les partis politiques n’ont pas été enregistrés », c-à-d la catégorie de Rwandais qui ont un programme politique, soit identique à celui suivi actuellement ; ou un agenda qui n’a pas été dévoilé à l’électorat faute d’un espace autorisé pour le faire.

Dans tous les cas, les Rwandais ont et auront toujours besoin d’un leader qui répond à leurs aspirations les plus légitimes et les plus profondes partagées par la majorité. A savoir la réduction de la pauvreté, l’unité et la réconciliation, la justice équitable pour tous, le partage équitable aussi des ressources du pays.
Ce sont là en fait ce qu’on peut résumer comme étant les Objectifs du Millénaire pour le Développement (ODM).

Mais ce qui prime dans tout cet agenda politique, c’est de bâtir un pays sûr et viable pour tous, où la liberté et la sécurité sont garanties à chacun.

Une question se pose ici : Est-ce qu’aujourd’hui Bernard Ntaganda, Victoire Ingabire Victoire, Déo Mushayidi, Charles Ntakirutinka, les journalistes Agnès Uwimana Nkusi et autres détenus politiques peuvent-ils dire que Kagame a gagné les élections pour eux ?

Sans verser dans l’utopie et les futilités, dans ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, il est opportun de noter que diriger un pays qui a plongé dans l’abîme du génocide exige des mesures particulières pour construire sa démocratie, particulière aussi.

Il y a des écarts qu’une opposition naissante ne peut pas se permettre. Il y aussi une flexibilité dont doit faire preuve l’autorité suprême dans de telles situations. Certes, la justice est appelée à faire son travail pour les délits constatées.

Mais enfin de compte, la promesse faite au Peuple par le Père de la Nation, celui-là même qui a reconnu que sa victoire au scrutin est celle de tous les citoyens, inclusivement, voilà qui doit primer sur toutes les décisions que prennent les différents acteurs gouvernementaux.

Et à ce titre, l’opposition malmenée aujourd’hui et les gagnants du récent scrutin peuvent envisager un rapprochement. 

C’est cela aussi et surtout bâtir un pays sûr et viable pour tous. (FIN)