Le Fonds d’Assistance pour Rescapés du Génocide a soutenu 39 418 enfants

Sunday, 08 April 2012 17:06 by RNA Reporter
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Kigali: Le FARG (Fonds d’Assistance pour les Rescapés du Génocide) a appuyé 39 418 enfants durant leur scolarisation, selon l’actuel Président du Collectif des Associations des Rescapés du Génocide (IBUKA), Dr Jean-Pierre Dusingizemungu.
De ce chiffre, ceux qui ont fini l’université sont estimés à 4 339, tandis que 5 818 poursuivent encore cette formation. Des maisons ont été construites pour 40 187 survivants du génocide. Le FARG a aussi payé des frais de mutuelles de santé à 164 000 rescapés du génocide », a-t-il dit.

Il a ajouté qu’IBUKA a aussi octroyé une aide d’urgence à 23 360 personnes. Et que des rescapés continuent de bénéficier des vaches et d’appui permanent pour se reconstruire.

Dr Dusingizemungu a tenu ces propos au Stade Amahoro de Kigali lors des cérémonies marquant la 18ème Commémoration du Génocide des Tutsi du Rwanda.

Il s’est réjoui du fait que beaucoup d’enfants qui ont été appuyés ont obtenu des diplômes, et 70% d’entre eux ont bénéficié des diplômes universitaires. D’autres poursuivent le niveau de Maîtrise. Tous se battent pour construire le Rwanda et eux-mêmes pour un meilleur avenir.

Toutefois, le Président d’IBUKA a signalé qu’environ 12 000 jeunes rescapés qui ont été soutenus pour terminer l’enseignement secondaire ont toujours besoin d’appui pour continuer l’université.

« Nous exprimons notre reconnaissance au Président Kagame dont le Leadership a soutenu les rescapés. Kagame a aussi conduit une armée qui a stoppé le Génocide. Il a dirigé le pays sur la voie de la croissance », a poursuivi le Président d’IBUKA.

Dr Dusingizimana a souhaité que l’on affine les lois régissant la fin des Juridictions Gacaca afin que les rescapés obtiennent les frais de réparations pour les atteintes contre eux et leurs biens.

Il a sollicité des formations de renforcement des capacités pour la jeunesse rescapée appelée à créer des projets. Il demandé aussi des appuis pour faire face au trauma encore vivace dans la communauté. (FIN)