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Le Film rwandais « Dream Tomorrow » a été sélectionné au FESPACO
Thursday, 14 May 2009 12:19

GLH 522 : Pur produit réalisé au  Rwanda, le film “Dream Tommorrow” qui vient d’être sélectionné par le Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision, FESPACO en sigle, a été conçu et mis au point par une équipe technique et des comédiens exclusivement rwandais dans le cadre des « Ateliers Cinématographiques de Kigali ».

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Les Héros du Film « Dream Tomorrow » Thomas Nyarwaya et Fanny Karekezi, respectivement dans le rôle de Kamali et Clémence

Cette sélection en compétition représente la reconnaissance internationale du talent des jeunes rwandais, techniciens et comédiens, sous la direction de François Woukoache, représentant légal de l’Association Kemit à pied d’œuvre depuis plus de six ans.

A travers le film « Dream Tomorrow » sélectionné en compétition dans le cadre VIDEO/TV, Kemit asbl a été le seul représentant du Rwanda à l’édition 2009 du FESPACO.

« Cette reconnaissance constitue un encouragement à poursuivre sur la voie de la formation en s’appuyant sur les moyens et les opportunités locales », a indiqué Woukoache.

La participation du film « Dream Tomorrow » au festival qui s’est tenue à Ouagadougou au Burkina Faso en mars dernier a été une occasion de contribuer à l’affirmation et à la valorisation de l’image du Rwanda  en permettant aux images rwandaises d’exister totalement à côté de celles venues d’Afrique et d’ailleurs.

C’était aussi une opportunité de montrer qu’au Rwanda il se développe une production d’images propre ayant des qualités techniques et artistiques nécessaires pour s’insérer dans les différents réseaux de distribution et de diffusion du monde global dans lequel nous vivons.

La participation au FESPACO a été enfin une grande opportunité de construire des synergies et identifier les opportunités en terme de coopération, de soutiens institutionnels et financiers.

*Tous les acteurs importants qui interviennent d’une manière ou d’une autre dans le secteur des cinémas du Sud sont présents en même temps et au même endroit. C’est donc une occasion unique de nouer des contacts indispensables à la mise sur pied d’un réseau de partenaires susceptibles de s’impliquer  dans le développement du cinéma et de l’audiovisuel rwandais.

La trame du récit ou synopsis


La première partie est centrée sur le secret de Kamali. Celui-ci est un séropositif qui fait face aux commentaires de ses amis sur le VIH/Sida. Il n’ose pas avouer sa séropositivité et prend ses médicaments en cachette. Jeannette, sa fiancée, n’est au courant de rien. Il a peur de perdre encore une fois la femme qu’il aime, et décide de garder son secret pour lui.

A sa mère non plus il ne dit rien. Elle a toujours répété que l’enfant qui ramènerait cette maladie honteuse dans sa maison sera banni et renié.

Clémence, elle n’a pas la chance avec ses amoureux. Elle qui rêve d’un grand amour et du prince charmant ne trouve pas l’âme sœur. Alex son copain du moment n’est pas des plus fidèles non plus. Mais Clémence s’accroche à l’espoir qu’il finira par changer.

La date du mariage de Kamali et Jeannette approche et malgré les recommandations de son médecin, le jeune homme n’arrive pas toujours à trouver le courage d’avouer la vérité à sa fiancée.

La deuxième partie du film porte sur les larmes de Clémence. Les préparatifs du mariage de Kamali et Jeannette se poursuivent. Clémence surprend Alex dans les bras d’une autre, et c’est la rupture. Le ciel lui tombe sur la tête lorsqu’elle apprend que la fille en question a le VIH/Sida. Elle eu en fait des rapports non protégés avec Alex. Et celui-ci reconnaît n’avoir pris aucune précaution avec sa maîtresse.

Clémence trouvera-t-elle le courage et la force nécessaire pour affronter la terrible épreuve du test au VIH/Sida ?

A travers l’histoire de Kamali, et Clémence, les auteurs ont voulu contribuer à la lutte contre le VIH/Sida au Rwanda en traitant des thèmes sensibles, tels que la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/Sida (PVVIH), l’acceptation et la banalisation de la maladie par les PVVIH, apprendre à vivre avec le VIH/Sida, etc.

Malgré la grande mobilisation et les efforts consentis à travers la politique nationale de lutte contre le VIH/SIDA  (qui portent des  fruits assez satisfaisants), le fléau continue à servir, à décimer sans pitié des vies. Et le projet Dream Tomorrow s’inscrit dans le Cadre Stratégique National de lutte contre le VIH/SIDA 2006-2009.

Tout en saluant les efforts mobilisés et déployés dans tout le pays pour éradiquer ce fléau, il n’en est pas moins vrai qu’il continue, malgré tout, à sévir et à décimer sans pitié des vies.

Beaucoup reste à faire, et c’est dans cette démarche que KEMIT  a.s.b.l veut inscrire sa contribution en offrant du matériel audiovisuel original, moderne et de qualité.  

Il est nécessaire, en effet, non seulement de continuer avec la lutte, mais d’explorer de nouveaux outils de communication pouvant permettre de gagner un plus grand nombre des jeunes afin  de briser la chaîne de transmission et de rétablir une génération saine.

La mini série produite en 2007 (2 épisodes de 25 minutes + une version téléfilm de 50 minutes)  est une pilote pour une série  beaucoup plus ambitieuse (24 épisodes et 6 mois de diffusion).

Les Rwandais comme les autres peuples éprouvent le même besoin de se raconter, de faire partager leurs histoires, leurs douleurs et leurs rêves, de faire partie du monde multiculturel d’aujourd’hui.

L’histoire du cinéma reste balbutiante au Rwanda. Quelques tentatives, assez timides, ça et là, ne suffisent pas à installer dans la durée une véritable création cinématographique nationale. Les jeunes talents, en dépit de l’inébranlable volonté de créer et de produire, manquent d’espace d’expression et de cadre de formation.

Il est indispensable pour tout pays y compris le Rwanda, de développer une production d’images propre et d’alimenter les différents réseaux de distribution et de diffusion du monde global dans lequel nous vivons. Ceci est une condition essentielle de la diversité culturelle.

«Les Ateliers Cinématographiques de Kigali» en facilitant l’accès des jeunes professionnels à la formation, sont une proposition de réponse à l’absence de cadre de formation et d’expression dans le pays. Ce faisant, le projet contribue à la professionnalisation du cinéma  au Rwanda, à la  structuration  et au renforcement du secteur audiovisuel rwandais et sous régional.

Ce travail de développement du savoir faire national et de renforcement des capacités locales a pour objectif la constitution à moyen terme d’une véritable profession cinématographique et audiovisuelle nationale.

Il est fondamental, surtout dans le contexte du Rwanda post-génocide, de faire émerger des talents maîtrisant les outils techniques et artistiques leur permettant de faire partager au reste du monde, leurs visions du Rwanda d’hie, et d’aujourd’hui, de sa culture, de son devenir.

Le projet s’inscrit dans la continuité du travail que mène Kemit depuis 6 ans  pour l’émergence d’un secteur cinématographique et audiovisuel rwandais puisant ses sources d’inspiration dans la culture, la mémoire, le vécu du peuple.

 
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