Le lancement des grands marchés de plus de 62 milliards Frw été retardé

Le lancement des appels d’offres pour de grands marchés valant plus de 62 milliards Frw été retardé, et cette situation a suscité des inquiétudes parmi les députés quant au fonctionnement et à la collaboration des institutions chargées de la gestion des projets. 

Le 4 Août 2026, la Commission chargée du suivi de l’utilisation des fonds et biens publics (PAC) a présenté à la session plénière des députés son rapport d’analyse du rapport du Bureau du vérificateur général du gouvernement pour l’exercice clos le 30 Juin 2025.

Le rapport de la PAC révèle que, dans tout le pays, neuf institutions gouvernementales ont lancé des appels d’offres d’une valeur de 61,559 milliards Frw. Les travaux, qui auraient dû commencer, n’ont pas encore débuté, faute d’examen ou de lancement des contrats par les institutions concernées.

La députée Beth Murora a présenté des statistiques détaillées pour démontrer comment certaines institutions gaspillent les ressources publiques : « Prenons l’exemple de neuf institutions qui devaient signer des contrats d’une valeur de 61 559 000 000 FRW. Divisons ces neuf institutions par 6,8 milliards de FRW, soit 6,8 milliards de FRW par institution. »

La députée Murora a indiqué : « Il s’agit d’une somme considérable pour un organisme chargé d’examiner et de contrôler les appels d’offres, comme la Commission des appels d’offres, dont le contrôle est pourtant aisé. Cela témoigne d’une haute responsabilité pour les institutions responsables de l’attribution des marchés publics.»

Elle a poursuivi en expliquant que ces chiffres rejoignent les propos du Président de la Commission, Valens Muhakwa, selon lesquels les petites entreprises sont exclues des appels d’offres publics en raison de leur organisation et des sommes exigées.

Le rapport du Comité des comptes publics (PAC) montre que la centralisation des achats a rendu complexes les procédures d’achat pour les organismes gouvernementaux. 

Le député Muhakwa a salué la proposition de Murora, précisant qu’ils avaient consulté les autorités compétentes, notamment la RiSA, et constaté que les petites entreprises n’ont effectivement pas accès aux marchés publics de grande envergure.

Le député Muhakwa a également souligné les raisons qui peuvent parfois mener à cette situation, notamment les problèmes d’équipement. Il a cité l’exemple d’un district qui lance un appel d’offres exigeant une centaine d’ordinateurs, puis les demande auprès de RiSA, ce qui engendre des délais.

« Si vous leur demandez, ils vous répondront : “Nous avons attribué un contrat, mais les travaux n’ont pas commencé depuis neuf mois et nous attendons toujours le matériel.”», a-t-il indiqué.

Le député Muhakwa ajoute : « Il ne s’agit pas seulement de retards, il y a aussi des fraudes. On constate des retards dans la fourniture du matériel nécessaire à l’employé pour qu’il puisse prendre ses fonctions, et il y a également des fraudes. L’institution qui a demandé le matériel, semble-t-il, n’a probablement même pas participé à l’attribution du contrat, compte tenu de ses capacités.»

Il a toutefois indiqué que le PAC est en discussion avec RiSA, qui lui a annoncé son intention d’élargir le contrat en le divisant en plusieurs lots afin que même les petites entreprises puissent concourir, ce qui accélérera les travaux. (Fin)

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