Les technologies agricoles aideront à créer plus de 800 mille emplois pour les jeunes avant 2029, selon Jean-Claude Izamweya, Directeur de l’Agriculture au sein de l’Office de l’Agriculture (RAB), lors d’une table ronde réunissant sénateurs, représentants du gouvernement et organisations de la société civile sur le rôle des technologies.
Izamweya a réaffirmé que le Gouvernement poursuivra ses efforts de création d’emplois afin de lutter contre le chômage des jeunes.
« Pour encourager les jeunes et le Secteur Privé à investir dans l’agriculture, nous avons introduit les technologies agricoles (AgriTech), notamment les drones, l’intelligence artificielle (IA) et les services technologiques, qui contribuent à accroître la production et à simplifier les activités agricoles et d’élevage. L’objectif est de bâtir un secteur agricole axé sur les technologies, attractif pour les jeunes et propice à l’investissement privé. Les technologies sont en cours de développement pour mesurer l’humidité du sol et de l’air, ce qui aide les agriculteurs à déterminer le moment optimal pour l’irrigation », a-t-il indiqué.
Il a aussi mentionné l’utilisation de méthodes d’irrigation solaire moins gourmandes en eau, permettant d’accroître la production et de faire face au changement climatique.
Il a également été souligné que les technologies issues du projet de développement des cultures (biotechnologie) continuent de contribuer à l’obtention de semences résistantes aux maladies et au changement climatique.
« Grâce au Projet de gestion des cultures (PGC), des semences de manioc résistantes à l’oïdium, des pommes de terre résistantes aux fortes pluies et des semences de maïs résistantes à la sécheresse ont été mises au point », a-t-il poursuivi.
Le Directeur de RAB a précisé que des semences résistantes au soleil et à la sécheresse sont en cours de développement.
« Dans le cadre du projet BIOCAP au Rwanda, une usine de démonstration de biotechnologie est en construction afin d’améliorer la résistance et le rendement des semences agricoles », a-t-il informé.
Il a été souligné que les défis identifiés nécessitent une intervention urgente.
Le Directeur de RAB a souligné les difficultés persistantes rencontrées par les agriculteurs dans l’utilisation des technologies, notamment le manque d’accès à l’internet et à l’électricité dans certaines zones rurales, le faible niveau de compétences numériques de certains agriculteurs et le coût élevé des smartphones et autres outils technologiques.
« Le coût des infrastructures d’irrigation reste élevé, mais, à l’instar de tous les autres défis qui subsistent dans l’agriculture, nous aurons surmontés les écueils d’ici 2029 », a promis le Directeur de RAB. (Fin)