Nécessité de créer des stratégies innovantes suite à la suspension de l’appui des Etats-Uni aux pays de l’Afrique de l’Est

Au deuxième jour des travaux de la réunion organisée par le Bureau de la Commission Economique pour l’Afrique de l’Est (CEA), les participants se sont focalisés sur la nécessité de créer des stratégies innovantes suite à la suspension de l’appui des Etats-Unis aux pays de l’Afrique de l’Est.

Des études ont relevé point par point la réduction de l’aide américaine dans divers secteurs prioritaires comme la santé, l’éducation, la gouvernance, l’aide aux réfugiés, l’agriculture, le changement climatique. La malnutrition accrue pour les enfants de moins de cinq ans demeure une préoccupation. L’aide a été réduite pour les conseillers en santé qui détectent des enfants malades. On risque d’enregistrer une montée de l’abandon scolaire. Ainsi surgira l’inégalité dans l’accès à l’éducation. 

Joëlle Billié de la RDC a relevé un dramatique déclin de l’assistance avec la fermeture de nombreuses Petites et Moyennes Entreprises (PME). L’accès au financement se complique. Au niveau des chaînes de valeur, les industries et les mines sont privées de logistique et d’énergie. Et leur compétitivité est mise à mal. De même, les projets d’économie verte et des jeunes subissent aussi des coups. 

Le constat est que cette stagnation constitue un frein au développement. Il en résulte un affaissement de la société. Des programmes sociaux de santé et d’éducation sont mis en péril. 

Les présentateurs des exposés concluent en recommandant au Bureau de la CEA d’aider à définir des stratégies de financement et la co-construction des projets.

Un autre intervenant a brossé le tableau de Djibouti suite à l’impact américain sur l’économie de ce pays fortement dépendant de l’aide, notamment au niveau de l’éducation, santé, gouvernance.

Les stocks alimentaires encore dans les magasins risquent de se gâter. Les projets de développement sont incertains et risquent d’être suspendus ou annulés.

Des programmes sociaux ne peuvent pas délivrer une assistance alimentaire et le secteur de la santé s’avère fragilisé.

Au Burundi aussi, pays qui recevait l’aide des USA et du Royaume Uni, les ONG  travaillant dans les champs sont en train de fermer et le personnel renvoyé. C’est une crise générale qui affecte les gens.

Le Kenya est aussi touché en zone rurale. Il faut trouver des solutions propres au continent, surtout que la situation ne va pas changer.

Les voies de solution.

Le Sénégal a procédé à la mobilisation de la diaspora et à des emprunts.

L’autre voie est de mobiliser les régimes fiscaux, d’améliorer les recettes que l’Etat doit recouvrer.

Mais encore l’on doit envisager des financements privés, innovants. 

L’on renforcera la coopération technique par le transfert des compétences et des technologies.

L’on procèdera à l’exploitation durable des ressources naturelles. La CEA a des compétences pour aider les Etat à améliorer le commerce.

Pour Gilbert Ewehmeh, il faut lancer des campagnes de financement participatifs, même à l’étranger dans la diaspora. Car, il est clair que l’on doit oublier les dons. L’on peut aussi mobiliser des organisations.

Tiana Razafindrakoto estime qu’il faut se rapprocher de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour soutenir des pays. La BAD peut appuyer les projets des PME. 

L’on distinguera aussi les ONG dotées d’une meilleure performance afin qu’elles soutiennent les organisations des jeunes.

La BAD se penchera sur les Etats insulaires afin de les appuyer. Ce sont eux qui souffrent le plus du manque d’accès au financement. (Fin)