
Selon ces scientifiques, les villes de Goma, Bukavu, Gisenyi (en photo), Cyangungu et Bujumbura seraient touchées
Kinshasa: Deux millions des habitants du Nord Kivu vivent sous la menace d’une explosion de gaz carbonique, révèle une équipe de scientifiques.
Les plus directement menacés sont les riverains du golfe de Kabuno situé dans la zone de Sake, au sud de Goma, juste à côté du lac Kivu. Les précédentes recherches s’étaient concentrées sur le lac et non sur ses golfes.Les eaux du golfe de Kabuno contiennent une forte teneur de gaz carbonique. L’équipe de scientifiques, conduite par le professeur français Michel Halbwachs de l’Université de Savoie, estime le volume de ce gaz à près de 3 kilomètres cubes dissous dans les eaux du golfe. En outre, ce gaz se trouve seulement à 12 mètres de profondeur.
Les scientifiques estiment que cette teneur constitue un danger latent pour les populations riveraines. Car en cas d’explosion, expliquent-ils, un nuage de gaz carbonique se propagerait à la surface, asphyxiant toute vie humaine aux alentours.
Ils estiment ainsi que les villes de Goma et de Bukavu en RDC, Gisenyi et Cyangungu au Rwanda et voire Bujumbura au Burundi seraient touchées par la propagation de ce gaz carbonique. Pour éviter cette explosion de gaz, qui peut subvenir à tout moment, soutiennent les chercheurs, il faut procéder au dégazage du golfe de Kabuno. C'est-à-dire mettre sur pied un procédé scientifique qui fait s’échapper le gaz carbonique et réduire ainsi sa teneur et sa nocivité.
Cette opération nécessite 3 millions d’euros. Pour sauver ces millions de vies humaines, le ministre de l’environnement, José Endundo, a annoncé que la Banque Mondiale vient d’allouer 3 millions Usd à ce projet.
Récemment une autre étude d’experts suisses avait affirmé que l’exploitation du gaz méthane du lac Kivu pourrait provoquer l’évasion du gaz carbonique qui est en grande quantité dans les profondeur du lac, ce qui causerait l’asphyxie des milliers sinon des million des riverains du lac Kivu.
Le gouvernement rwandais a réfutée cette thèse des experts suisses en affirmant que l’extraction du gaz méthane retarderait l’évasion (ou l’explosion) du gaz carbonique dont regorge le lac Kivu.
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