Le Directeur Exécutif Dr Canisius Kanangire et le Ministre Dr Mark Cyubahiro Bagabe
La Conférence africaine sur les technologies dans l’agriculture (ACAT 2025) veut étendre des connaissances collectives aux fermiers, selon le Directeur Exécutif de la Fondation pour l’utilisation des technologies dans l’agriculture africaine (AATF).
« Les technologies dans l’agriculture sont une solution pour notre agriculture qui doit améliorer les variétés de ses semences résilientes en recourant à des technologies numériques, à la mécanisation agricole qui rehausse la productivité, qui réduit les coûts et les pertes, tout en rehaussant les revenus et en assurant la sécurité alimentaire et la saine nutrition », a-t-il indiqué dans une conférence de presse.
Cette conférence sur les technologies dans l’agriculture rassemble plus de sept cents participants et trente exposants, dont des chercheurs, des professeurs, des politiciens, le secteur public et privé, des femmes, des jeunes, des délégués de la société civile, etc…
« L’adoption des technologies demande un environnement favorable qui construit les capacités des fermiers pour fournir plus d’accès aux intrants, aux semences, aux crédits, aux renforcement des capacités. La réunion se tient à Kigali parce que nous sommes une partie du programme sur le continent qui assure des solutions innovatrices et inclusives en Afrique. Nous impliquons les femmes et les jeunes pour accepter des technologies. La réunion veut étendre des connaissances collectives aux fermiers, assurer des modifications génétiques et des solutions technologiques », a poursuivi le Directeur Exécutif Kanangire.
Pour le Ministre de l’Agriculture et des Ressources Animales, Dr Mark Cyubahiro Bagabe, les solutions innovatrices agricoles favorisent une transformation remarquable comme c’est le cas au cours de ces vingt dernières années.
« Ce sont des solutions et des stratégies accessibles qui génèrent la production et créent l’emploi, cela demande d’accroître la mécanisation et la transformation grâce à une inclusion financière. Au Rwanda, l’irrigation et la mécanisation ont transformé positivement la vie économique », a indiqué le Ministre Cyubahiro.
Il a rappelé que le gouvernement accorde des subsides de 50 % pour les fermiers qui adoptent l’irrigation.
« Nous sommes partis de zéro pour l’irrigation. Ce n’était pas dans notre culture d’irriguer sur de grandes espaces. Les défis liés au changement climatique nous ont acculés à mettre en place l’irrigation. C’est ainsi qu’à Gabiro, six mille ha sont irrigués en première phase, plus dix mille ha en. Nasho dispose de 1200 ha irrigués ; Mpanga 600 ha ; et 400 autres ha ; Mahama 1,2 et 3 est doté de quatre mille ha irrigués. D’autres marais occupés anciennement par des papyrus sont aussi irrigués. Dans cinq ans, en 2029, à force d’ajouter dix mille ha irrigués par an, nous espérons atteindre 132 mille ha irrigués en cinq ans. Nous continuerons ainsi à irriguer chaque espace accessible à l’eau, C’est notre objectif », a confié Dr Cyubahiro.
A un journaliste originaire de Mozambique intéressé par les progrès du Rwanda en irrigation, le Ministre a répondu que la coopération du Rwanda avec le Mozambique va de la sécurité aux autres secteurs comme la construction des routes et autres domaines.
Face aux conflits qui freinent le progrès dans certains pays, Dr Kanangire espère que la diplomatie œuvre pour stabiliser les pays, et que les solutions technologiques innovatrices seront dupliquées dans d’autres pays pour générer la croissance, la paix, le commerce et les échanges des produits. (Fin)