Il y a un urgent besoin d’harmoniser les politiques agricoles aux fins d’atteindre une alimentation suffisante et de qualité

Mme Agnès Mukayiranga, spécialiste dans la coordination au niveau de l’Innovation des cultures et du Transfert des technologies au sein de RAB

Le constat qui se dégage dans le but d’atteindre une alimentation suffisante et de qualité pour le Rwanda, c’est qu’il y a un urgent besoin d’harmoniser les politiques agricoles en place dans le pays, selon Mme Agnès Mukayiranga, spécialiste dans la coordination au niveau de l’Innovation des cultures et du Transfert des technologies au sein de l’Office rwandais de développement de l’Agriculture (RAB).

« Il faut harmoniser les politiques agricoles en place qui régissent la récolte et le stockage des cultures, leur commercialisation, l’utilisation du sol, des semences et des intrants. Toutes ces politiques sont en place et jouent un rôle pour rendre plus productive une agriculture qui fait vivre la population. Notre vœu est de voir comment ces politiques peuvent être complétées, coordonnées et harmonisées comme des chaînes de valeur. Quand la saison culturale se termine, une autre politique qui régit la récolte, le séchage et la conservation se met en place, puis suit la politique du transport vers des marchés, la politique de la commercialisation, de la transformation », a-t-elle indiqué.

La spécialiste Mukayiranga reconnaît que chaque institution travaille de façon indépendante, sans une harmonisation et une coordination des politiques en place. L’important est que toutes les politiques se complètent.

Vue partielle des participants à l’atelier

Répondant aux préoccupations des participants à une réunion organisée par le Groupe National de référence (GNR), sous l’initiative de l’Association de Coopération, Recherche et Développement (ACORD), la spécialiste de l’Innovation des cultures et du Transfert des technologies, a fait remarquer que les intrants organiques et chimiques sont utilisées en respectant les mesures  indiquées permettent une bonne récolte quand on a recouru à de bonnes semences sélectionnées.

« Cet impératif est un préalable pour atteindre une alimentation suffisante et de qualité. Les fermiers le savent. Des formations ont été données et continuent d’être dispensées et renforcées », a-t-elle poursuivi.

Elle a souligné que des formations ont été aussi lancées dans seize districts du pays pour la bonne  tenue de la récolte du maïs, manioc, sorgho, arachides, afin d’éviter l’aflatoxine qui est un poison à l’origine des cancers. Ce même travail se poursuivra même si le contexte de la Covid-19 a constitué un frein.

« Nous avons élaboré des programmes y relatifs et beaucoup de publicités. Nous avons construit  des hangars de séchage à travers le pays. Nous avons acheté des machines mobiles qui sèchent la récolte. Le MINAGRI et RAB ouvrent ensemble pour combattre l’aflatoxine », a encore dit Mukayiranga. (Fin)

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